Combien de fois me suis-je trouvée en face d’un chef de petite entreprise m’affirmant qu’il ne faisait pas de marketing et qu’il n’en avait pas besoin. Et moi de lui répondre avec provocation : « ah bon ? Mais alors vous n’avez pas de marché ? Ni de concurrent ?».
Nous ne parlons pas de la même chose. Il pense dépense communication, je pense stratégie produit. Il pense logistique et cadeaux de fin d’année ; je pense go-to-market ou encore ciblage d’opportunités business. Fort heureusement, cette mauvaise idée du marketing s’amenuise au fur et à mesure que les nouvelles générations arrivent. Mais il n’en demeure pas moins que cette question du marketing est un vrai challenge pour les PME. Car leur mode de fonctionnement repose sur un basic essentiel : quand j’investis 1000€, ça va me rapporter combien ? Et car justement, en matière de marketing, c’est une question difficile qui requière de l’expertise, des benchmarks et un peu de temps pour arriver à quelque chose.
J’ai la chance d’intervenir souvent auprès de ces petites organisations pour les aider à mettre en place une fonction marketing, ou à la développer si elle n’est qu’embryonnaire ou reléguée à de la logistique. C’est une chance car dès lors que le management comprend qu’on parle business avant tout, nos échanges sont très riches et les chosent avancent vite. La première des étapes consiste à établir un référentiel marketing sur le business de l’entreprise : une liste d’indicateurs liés à la démarche commerciale, aux résultats, aux clients et aux offres produits ou services. Ca surprend toujours un peu de commencer une démarche marketing par de l’excel, mais je n’ai rien trouvé de mieux pour démarrer du bon pied. Et puis ça garantit un bon alignement avec le business dès le départ. Ce qui est intéressant, c’est que les questions que nous posons et les premières conclusions que nous en tirons ensemble sont très imbriquées avec les réflexions stratégiques ou business du moment. Et permettent souvent de prendre des décisions ou des directions qui étaient au point mort. Ce référentiel permet en outre de bien comprendre les capacités de l’entreprise, et de ne pas imaginer ensuite des objectifs irréalisables.
Une fois ce référentiel posé, qui peut se faire en quelques jours, on passe très souvent à une discussion sur les définitions et sur les process. Toujours pas très drôle direz-vous. Mais là encore, ça peut aller très vite, et il est impératif de s’assurer que tout le monde parle de la même chose. Qu’il s’agisse d’un segment de marché, ou de la notion de prospect, d’opportunité commerciale, ou d’étape du cycle de vente.
Ces deux éléments, référentiels et process, vont constituer l’épine dorsale pour pouvoir établir des projections marketing. Et donc avoir les éléments de décision pour définir des objectifs marketing à la fois ambitieux mais réalisables, choisir les actions, dimensionner l’investissement correspondant, et s’assurer que l’entreprise est en capacité d’atteindre ces objectifs. Ensuite, on peut passer au côté plus sympa : construire pour l’avenir et développer les stratégies : les produits, les services, les relations clients, les partenaires, l’image, bref, la machine marketing.
Je suis en train de me passionner sur ce sujet du marketing des PME. Outre qu’il me donne l’occasion de rencontrer des talents auprès desquels j’apprends beaucoup, c’est un type d’entreprise qui peut vraiment améliorer son business et accélérer sa croissance grâce à de bons basiques et de bonnes pratiques marketing. Je reviendrai sur ce blog à d’autres aspects du marketing des PME. Tels que l’international par exemple.
Je tiens au passage à féliciter l’initiative de l’ADETEM et du Ministère des TPE pour l’ouverture du nouveau portail « la boite à outil marketing des PME ». Même si en le visitant, je me suis demandée si un chef d’entreprise saurait par quoi commencer parmi tous ces outils. Ni comment arriver à piloter tout ça. Et je n’ai pas trouvé d’excel. Il est vrai que tout le monde l’a. Mais qui s’en sert pour le marketing ?
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Vous allez me dire que je mets le ROI à toutes les sauces, mais en cette période de vœux, j’ai bien envie de vous en parler, car c’est quand même une action menée par le marketing dans les entreprises, et qui est finalement assez révélatrice de l’ADN d’une organisation.
D’ailleurs, plutôt que de parler de ROI, je pense plutôt au ROA, retour sur attention, dont j’ai déjà parlé ici. Car enfin, qu’attendons-nous des vœux, si ce n’est une attention personnelle, sans autre objectif que de faire plaisir ou d’envoyer un clin d’œil.
Je ne sais pas pour vous, mais je remarque que cette année marque l’abandon radical des cartes imprimées. Ici encore plus qu’ailleurs, le online a balayé toute autre forme de communication. C’est tant mieux pour la planète, et aussi pour le ROI, car les coûts sont quand même divisés par 10. Mais comme c’est économique, nos boites aux lettres sont malheureusement envahies par des campagnes d’emailing provenant de n’importe quelle entreprise qui ne cherche qu’une chose : nous vendre quelque chose. Et là, c’est carton rouge pour le ROA. Aucun intérêt. On ne les ouvre même plus.
Il y a ensuite les cartes corporates de nos relations/amis qui travaillent dans les grosses boites. Très brandées. Un peu impersonnelles quand même. Mais bon, elles se sont améliorées donnant maintenant la possibilité d’ajouter un petit message perso.
A l’autre bout de la chaine, les tweets : 35 millions de réponses sur google à twitter + greetings. Une avalanche, qui s’est ajoutée aux milliards de SMS. Sans parler des messages Facebook et autres réseaux sociaux qui pullulent. Là, normalement, c’est bon pour le ROA. Tout ce qui relève du réseau construit de l’attention. Certes. Mais en dehors des très proches, il y a quand même une impression d’automatisme ou de paresse, avec ces fonctionnalités qui permettent d’envoyer le message à des listes.
Il y a aussi ceux qui n’en envoient pas. Plutôt une question générationnelle. C’est un point de vue. Nous verrons bien si dans quelques années, cette pratique est totalement abandonnée une fois que la génération Y aura pris tous les pouvoirs et remplacé toutes les autres. Je ne sais pas pourquoi, mais j’ai du mal à l’imaginer. Et vous ?
Petite anecdote au passage : les français qui envoient leurs vœux aux américains en janvier. Eux c’est avant Noël. Et si vous vouliez jouer l’image internationale, c’est raté. Vous êtes démasqué.
Quoiqu’il en soit, les vœux qui génèrent le plus de ROA sont ceux qui provoquent une émotion. Soit parce qu’ils sont beaux. Ou qu’ils nous touchent par leur caractère personnel. Ou qu’ils nous donnent une expérience amusante, intéressante, nouvelle.
Voici mon best-off jusqu’à maintenant. Quel est le vôtre ?
L’approche networking, bien faite car très personnalisée et dans l’air du temps.
Une vraie attention particulière.
Le message, dédié à quelques partenaires, donne envie de contacter les autres.
Merci Stéphanie !
L’expérience online, intelligemment faite avec en prime une mini étude de marché.
Quelques clics. C’est rapide. Sympa.
Essayez donc : carte de voeux Limelight Consulting
Merci à l’équipe de Luc !
La magnifiquement designée, juste pour le plaisir des yeux
Une carte qui accompagne le lancement d’un nouveau site web et d’une nouvelle identité corporate.
On en prend plein les yeux.
Bravo Chantal!
Et enfin, l’email tout simple, mais avec des mots uniques qui vous sont destinés et qui manifestement montrent que l’émetteur a pensé à vous.
Dear…,
I so very much enjoyed working with you this past year and getting to know you a bit. You are truly unique in your …, international…, focus on… while having the ability to balance these with… and….
I wish you…
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Selon une étude du Forrester publiée récemment, 61% des leaders marketing pensent que la technologie est un facteur clé de leur succès. On se demande à quoi pensent les autres, mais enfin, là n’est pas le débat. La même étude dit aussi que seuls 38% de ces mêmes marketers se reposent sur leur département informatique pour implémenter ces technos.
Alors comment font-ils ? Dans les grandes boites, la tâche est confiée à des fonctions dites de “marketing operations ” qui gèrent les grosses applications de type CRM, bases de données, reporting, etc. Mais les technologies online sont plutôt du ressort des équipes marketing dédiées du même nom. Et enfin les technologies destinées à la communication interne (intranet, réseau social d’entreprise) sont souvent déployées par les Ressources Humaines. Un joli patchwork. Quant aux petites entreprises, c’est un peu tout le monde, et c’est souvent sur un mode empirique et assez artisanal. Et elles ont rarement des spécialistes hyper pointus sur tous ces sujets.
Il y a donc trois challenges.
Un manque criant d’expertise interne. Et c’est un gouffre qui n’est pas prêt de se combler. Quand on assiste à des conférences comme le Web09 et qu’on découvre la pléthore de nouvelles technologies qui pointent leur nez (voir le très bon résumé publié sur le blog de groupeReflect), et juste sur le sujet du online, on se demande comment les marketers peuvent faire. Pour à la fois bien mener la veille et comprendre les grandes tendances, mais aussi identifier et évaluer les opportunités technologiques pour la marque, les mettre en œuvre et les ajuster en permanence en fonction des résultats.
Prenons l’exemple des nouvelles stratégies sociales. Comment comprendre en quoi Facebook Connect, ou bien l’ouverture de MySpace au moteur de recherche Google, ou encore les aggrégateurs de tweets et autres plateformes de micro paiement peuvent être intégrées aux stratégies marketing, et quand et comment ? Il y a intérêt à avoir une super agence web, non seulement créative mais hyper informée et expérimentée en la matière. Et si on est une petite boite, alors il faut trouver le mouton à cinq pattes, un jeune mordu, moitié geek moitié entrepreneur, qui mettra toute sa passion au service de votre développement.
Le problème classique des silos. C’est le patchwork dont je parle plus haut. Les CRM d’un côté. Le online de l’autre. L’intranet isolé. Les wikis qui pullulent. Et le budget qui continue sur excel… on sait tous que ces silos sont mauvais pour la productivité et engendrent des erreurs, mais le problème se complique d’autant que toutes ces technologies convergent de plus en plus. Le CRM devient « social », l’intranet du siècle dernier devient relationnel, et les analytiques nombreux et variés devraient pouvoir être consolidés dans un même dashboard.
La remise en question des business models. Car ces technologies donnent naissance à de nouveaux marchés électroniques et digitaux qui peuvent changer la donne. Elles réduisent les frontières entre industries (les opérateurs deviennent des média, les banques deviennent des opérateurs, etc…) et transforment parfois très radicalement les mécanismes de vente et les circuits de distribution. Et jongler avec ces nouveaux modèles est souvent un casse-tête, ou une partie de cache-cache entre innovation et mesure des risques…
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Intéressante journée passée avec quelques dizaines de directeurs marketing à l’occasion des Rencontres organisées par Stratégies le 19 novembre dernier. De grandes marques sur le podium, entre la Fnac, Accor, Toyota, la Société Générale, Innocent, l’UCPA, Eurostar, Microsoft ou encore Philips. Une bonne occasion de confirmer, en cette fin d’année, quels sont les grands sujets à l’ordre du jour pour ces grands patrons du marketing, et quelle est leur feuille de route pour 2010.
Ce n’est pas que du buzz… tout le monde parle d’online, de communautés et de conversations. La confiance des consommateurs accordée à leurs réseaux devient le terreau de succès des marques qui construisent de vraies stratégies digitales. Bon exemple de Philips qui a développé une approche online complète dans une démarche de dialogue ; chat pour SAV, réseaux sociaux, mini-sites, bloggeurs… allant même jusqu’à proposer aux consommateurs de partager leur « deballing » (entendez par là la séance de déballage à la maison, filmée en webcam et postée sur un mini-site). Une bonne façon d’obtenir du feedback et d’améliorer leurs produits, même au risque d’afficher quelques expériences négatives…
L’innovation est de mise… Avec l’abondance de choix et la pléthore de messages qui diffusent de toutes parts, les marques sont à la fois en recherche de sens (au propre comme au figuré) et de propositions de valeurs scénarisées avec une forte créativité. Qui d’Accor va développer une approche marketing sensorielle sur une collection d’hôtels, créant des parfums, des identités sonores spécifiques, des imaginaires musicaux – qui d’Innocent va casser tous les codes du packaging et améliorer sans cesse la recette de ses smoothies (celle du banane-fraise a été rénovée 28 fois depuis sa création !).
Le développement durable dépasse la simple déclaration d’intention et les marques font la preuve qu’éthique et profit ne s’opposent pas. Innocent là encore explique en quoi son engagement citoyen repose sur deux principes fondamentaux : la cohérence qui pousse la marque dans ses retranchements, non seulement 1ère société au monde à avoir développé un emballage 100% recyclé (et non recyclable), mais aussi une entreprise qui verse 10% de ses profits au producteurs de fruits, se questionne en permanence, se veut transparente – et d’autre part l’attention au détail qui va toucher le consommateur et rendre crédible toute la démarche : pas de photocopieur dans les bureaux, pas de voitures de fonction mais des abonnements vélib, et une proximité déclinée à tous les niveaux avec les consommateurs.
La relation client est au cœur des dispositifs. Les programmes ambassadeurs sont partout… au risque de se court-circuiter, mais pour le plus grand bonheur des consommateurs qui semblent se prêter au jeu, d’autant plus qu’ils sont en ligne. Toyota France explique notamment sa démarche client qui repose sur les principes du « Gamba » (aller sur le terrain) et du « Keisen » (amélioration continue) et grâce auxquels le constructeur japonais affiche 36% de ses ventes dus au bouche-à-oreille.
Les mesures marketing progressent. Le Net Promoter Score est souvent cité comme le roi des indicateurs de performance, conséquence du développement des programmes de relation client. L’UDA quant à elle met au point une méthodologie pour mesurer les vrais coûts du marketing. la Société Générale arrive à calibrer ses investissements marketing en fonction de leur rentabilité et Reunica a calculé la valorisation financière de sa marque à partir de trois axes : l’analyse par les coûts historiques (valorisable comptable), l’analyse par la reconstitution de notoriété (valorisation communication) et l’analyse par la prime de marque (valorisation marketing).
La crise a accéléré les changements de consommation profonds et qui ne vont pas s’arrêter. D’après Transit City, les références urbaines vont s’inverser (certain que la hausse du baril de pétrole va reprendre de plus belle) : le vélo est passé de « has been » chez les Chinois d’il y a 20 ans à « in » chez les bobos parisiens ; aucun centre commercial ne s’est ouvert aux US en 2007 et 2008 ; et la voiture sans coffre, genre rickshaw électrique, deviendra vite la norme. Chez Millward Brown, une étude paneuropéenne réalisée dans 11 pays dégage 4 postures différentes face à la crise : les combatifs (espagnols, polonais, turques), les attentistes (allemands, tchèques, roumains), les désorientés (portugais, italiens), et les pragmatiques (français, anglais, néerlandais).
La fonction marketing s’efforce de construire sa crédibilité dans la durée. Un marketing qui se doit d’être global, responsable, efficace et moteur de l’innovation. Une fonction qui doit rendre des comptes et conduire un changement profond des équipes : de marketing produit à marketing marché comme l’explique l’UCPA qui a notamment entrepris un chantier de refonte des modes de pensées, formation et systèmes d’information à l’appui, ou comme la FNAC qui redéveloppe les fondamentaux de sa plateforme de marque. Des transformations marketing qui valident la nécessité d’un véritable management de la performance marketing.
Une journée clôturée par le sémillant Thierry Saussez, directeur du service de l’information au gouvernement, qui explique en quoi la communication est un puissant levier du changement et de la modernisation des démocraties, qui oppose culture de la popularité à culture de la légitimité, et qui parle du véritable planning marketing stratégique qu’il a mis en place. Je lui laisserai le mot de la fin : « l’important dans le marketing, c’est d’être frais dans la conception et professionnel dans la réalisation. » Et oui. Nous en avons déjà parlé. Le marketing doit savoir réunir cerveau droit, et cerveau gauche. Yin et Yang. Créativité et approche scientifique.
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Au fur et à mesure que les feuilles tombent des arbres, les excels commencent à s’empiler avec les hypothèses budgétaires pour l’année prochaine. Avec la sempiternelle première étape de “cherchez l’erreur” ou encore “bon, on a finalement dépensé combien cette année ?” et autres points d’interrogation du style “mais qui a fait cette allocation de dépense aberrante ?” et “ça nous a rapporté combien ça .”
En 2ème étape, vient le chiffre du Directeur Financier. Une petite phrase courte en général. Combien pour le marketing l’année prochaine ? On retient son souffle. Toujours un peu ébahi de cette approche top-down, plutôt qu’à l’écoute des opportunités marché. Mais bon, on est habitué. Là, trois hypothèses : c’est plus, c’est moins ou c’est flat ?
Et côté marketing, guess what ? La tendance est baissière comme ils disent. A moins d’être dans une start-up qui a le vent en poupe, ou bien de vendre du gel mains anti-grippe A. D’après le cabinet Gartner, 75% des budgets marketing au niveau mondial vont encore subir une coupe de 20% en 2010. (Don’t let a good crisis go to waste). Donc l’après crise, c’est pas maintenant. C’est après.
Maintenant il faut agir.
Lisez le très bon papier à ce sujet « How Best Marketers Do More with Less ». Que de très bons conseils où il est dit que les leçons du passé ne sont pas forcément des solutions pour l’avenir. Où on relève quelques bonnes pratiques finalement pas si compliquées à mettre en œuvre.
A mon avis, il y a quatre considérations importantes à avoir en tête cette année pour prendre les bonnes décisions au cours de votre planification budgétaire :
- votre univers compétitif a probablement beaucoup évolué. Il faut revisiter les stratégies de vos concurrents. Pour non seulement les connaître, mais les dépasser. A vos benchmarks donc.
- vendre de la valeur est plus important que jamais. La récession a transformé les comportements d’achat. La relation à la consommation a changé.
- une grande partie de votre temps doit consister à mesurer et à mettre en place les process d’optimisation. Concentrez-vous sur les indicateurs qui comptent : les dépenses. Le ROI. Le capital client. .
- Mais vous devez aussi vous investir dans l’innovation. Dans votre portfolio d’investissements, prévoyez une part aux tests – qui par définition correspondent à de faibles budgets. Rappelez-vous que de ces programmes expérimentaux sortiront peut-être les initiatives transformationnelles de demain, celles qui peuvent changer la donne. Génératrices de croissance. Qu’elle soit au rendez-vous ou que vous la créiez vous-même.
Des sujets dont je parlerai au cours de la formation du 18 novembre prochain, à l’occasion des 2èmes Rencontres des Directeurs Marketing organisées par Stratégies. Si vous voulez le programme complet, c’est par là.
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Voilà. Le nouveau baromètre groupeReflect TrendyBuzz de l’Attention Marketing est né ce lundi 5 octobre.
Allez vite le regarder sur www.attention-rate.com
Les marketers ont maintenant à leur disposition l’indicateur qui leur manquait pour évaluer leur communication au 21ème siècle. Une mesure complémentaire à la panoplie déjà existante. Mais qui risque bien aussi d’en remplacer quelques-unes, datées du siècle dernier, telles que le Net Promoter Score (NPS)…
Inventé par Fred Reichheld, le NPS a longtemps été considéré comme LA mesure de la fidélité consommateur par excellence. La méthode consiste à poser la question « dans quelle mesure recommanderiez-vous une marque à un ami ou un collègue ». Les réponses sont données sur une échelle de 0 à 10. A partir de là, les individus sont classés selon trois catégories : les promoteurs (9-10), les passifs (7,8) et les détracteurs (6 ou moins). Le NPS est calculé en divisant le pourcentage de détracteurs par celui de promoteurs. Full stop. Du déclaratif. Des études coûteuses. Et un indicateur ramené à un seul chiffre.
Au cours des dernières années, les grandes marques ont largement mis en place cette mesure. Et aux Etats-Unis, la publication du classement par Satmetrix, est LE benchmark de référence. Une étape certes importante dans la prise de conscience des dirigeants sur les relations de cause à effet entre expérience client et création de valeur capitalistique.
Mais que se passe-t-il quand nous, consommateurs, sommes inondés de questionnaires de toutes sortes. Que se passe t’il quand nous nous apercevons qu’il est facile d’abréger la discussion en répondant seulement “10/10″ ou “non” ? Quel est le réel “insight” pour les marques ?
L’Attention Rate va bien au-delà. Il permet de recueillir les voix des consommateurs, de les interpréter, de réagir et de corréler les actions de communication entre elles. Et ce pratiquement en continu. L’Attention Rate fournit non seulement une mesure, mais aussi des leviers d’action. Connaître son mix d’attention, en comprendre les mécanismes, pouvoir identifier les influenceurs, avoir les mots clés qui construisent les messages, se benchmarker… autant d’enseignements d’une richesse incroyable. Et pour sûr, cette méthode est une bien meilleure façon de créer plus de promoteurs et moins de détracteurs.
Le NPS doit mourir. Longue vie à l’Attention Rate.
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Je ne peux que vous conseiller la lecture du très bon Livre Blanc publié par groupeReflect, agence de marketing interactif et relationnel sur son site web ici. Vous y découvrirez au travers d’une lecture divertissante une nouvelle approche du marketing, qui se concentre sur l’Attention. Un marketing du XXIème siècle, qui place le consommateur-acteur au centre du dispositif, prend en compte son comportement digital dans sa globalité, de ses expositions à ses réactions, de ses contributions à ses influences.
Vous y découvrirez aussi un nouvelle indicateur, intitulé l’AttentionRate, inventé pour évaluer la performance du marketing de l’attention, et basé sur l’interprétation de la masse des messages émis sur le web au cours d’une période donnée, concernant une marque ou un produit. Construit à partir d’une évaluation de la notoriété et de l’influence de la source, cet indice est pondéré par différents coefficients qualitatifs. Certaines marques, encore rares, font déjà appel à des technologies dites “Listening Platforms” qui permettent de tracker les discussions et d’identifier les influenceurs en ligne. C’est l’outil notamment utilisé par Fiskar à l’origine de sa campagne et dont j’ai déjà parlé sur ce blog.
L’intérêt de l’AttentionRate, c’est qu’il va un cran plus loin en proposant une valeur, en nombre de points, dont l’évolution va donc pouvoir être mesurée dans le temps. Une valeur qui permet aussi d’apprécier le mix marketing et la contribution de chacun des éléments à l’atteinte des résultats. Une valeur enfin qui va pouvoir donner lieu à une mesure du ROA, ou Retour sur Attention, et être corrélée aux trois grands classiques de la mesure marketing : le Retour sur Investissement, le Capital Client et la Brand Equity.
Le poids du digital prend une telle importance dans nos vies et dans nos choix de consommation qu’il était devenu impératif d’en identifier à la fois les composantes et l’impact. C’est maintenant chose faite, et ils nous faut l’intégrer dans nos approches et dans nos évaluations. Un sujet que je traiterai notamment à l’occasion de la prochaine formation sur le Management de la Performance Marketing que je donnerai lors des 2èmes rencontres des Directeurs Marketing organisées par Stratégies en novembre prochain et dont vous trouverez le programme publié ici.
Classé sous : Benchmark, ROI | 0 Commentaire
C’est tellement vrai… très inspirée par le récent rapport du Forrester sur le sujet. “Marketing Teams Need Business Skills”. Marketing et Business. Deux termes associés à toutes les sauces de longue date mais qui dans les faits se rejoignent encore trop rarement. Combien de fois ai-je rencontré des marketers qui n’avaient qu’une vague idée du chiffre d’affaires de leur entreprise, ou de leur ligne de produit ? Ou d’autres encore limitant la fonction à un support logistique ou de production de collateral et s’étonnant ensuite d’être marginalisés lors des discussions stratégiques ou budgétaires ?
Dans son papier, le Forrester insiste sur trois compétences business clé :
• l’analyse qui permet de mesurer l’efficacité des actions et de faire des projections à partir de scénarios,
• la réflexion stratégique qui loin de se limiter au seul Directeur Mkg, doit se sourcer dans l’équipe sur des expertises fonctionnelles, notamment en matière d’innovation, de finance ou de planification,
• l’innovation, pièce maitresse de la compétitivité, où les marketers ont un grand rôle à jouer, pas toujours dans la création de produits proprement dite, mais certainement dans la participation des consommateurs au processus, tant sur le plan de la génération d’idées, que des tests et des feedbacks.
Je voudrais insister sur cette troisième dimension liée à l’innovation. Amusante différence culturelle entre les américains qui la classent dans la catégorie business alors que notre pays cartésien considère que celle-ci relève avant tout des ingénieurs qui maîtrisent la technique. En tous les cas dans les environnements BtoB. Mais c’est d’une part se priver de l’immense manne d’intelligence collective vibrant en dehors des murs de l’entreprise et d’autre part ralentir le cycle de l’innovation en retardant la confrontation des idées avec les consommateurs et la génération de nouvelles par la même occasion.
Côté marketing, innovation est souvent confondue avec créativité, ou bien se limite aux médias utilisés. Certes, un marketing est innovant s’il utilise à bon escient les nouveaux média sociaux, mais il ne fait que la moitié du job. Car c’est à lui d’orchestrer non seulement l’interaction avec les consommateurs et les relais d’influence, génératrice d’idées et de feedback, mais aussi de s’assurer que ces informations sont traitées et participent au processus d’innovation proprement dit. Et là, moi je vois souvent un trou béant. Combien d’idées apportées par le marketing sont accueillies avec un sourire poli sans jamais entrer dans la cours d’honneur des projets d’innovation ? Et quel marketer n’a jamais été frustré d’avoir vu passer une idée sans l‘avoir traitée et de la retrouver chez un concurrent par la suite, bien lancée et monétisée ?
Enfin, dans la catégorie Business, j’ajouterais un quatrième composant qui fait trop souvent défaut aux marketers : l’esprit d’entrepreneur. Je veux parler de celui qu’on trouve toujours chez les dirigeants et chez les bons vendeurs. Cette passion viscérale qu’ils ont de conclure des affaires et de générer du chiffre. Un focus qui les guide au quotidien est qui est trop éloigné de celui des marketers dont la contribution est pourtant attendue précisément dans ce domaine.
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Alors voilà. J’y suis. Inondée. Suivie par quelques personnes que je ne connais pas. Suivant des têtes de pont qui manipulent avec brio la syntaxe en 140 caractères. Inquiète quant au temps passé et me demandant que remplacer dans mon attirail entre facebook, linkedin, blueKiwi, skype, black-berry, RSS, Blog, IM, email, google apps et autres . Mélange de perplexité et d’enthousiasme devant le succès manifeste de l’engin (1 million d’utilisateurs en mars 2008, près de 12 millions maintenant). Alors forcément, j’ai eu envie de creuser les performances du nouveau media appliqué au business et au marketing.
Voici un premier aperçu de mes découvertes. Forcément du bon puisque ce sont des success stories. Il serait aussi intéressant de connaître les « plantages ». Si vous en avez vu, n’hésitez pas à les partager en commentaires… ou bien sûr à enrichir la liste des succès business que vous rencontrez, surtout s’ils sont français !
Les chiffres Twitter (publiés en mai 2009)
• 11,5 millions d’utilisateurs
• 5% des utilisateurs représentent 75% de l’activité
• 21% des utilisateurs n’ont jamais rien posté
• 85% des utilisateurs postent moins d’un tweet par jour
• 81% ont moins de 30 ans
• La France représente 0,9% des tweeter (soit 103.500 personnes)
• Les US 62% suivis de UK 8%
• Il y aurait plus de femmes que d’hommes. Mais où sont-elles ? Pas dans mon network en tous cas…
Quelques business stories Twitter
• Dell Computers est déjà un cas d’école : En novembre 2008, la marque annonçait un C.A. de 500,000 dollars généré sur son Twitter@DellOutlet. Chiffre doublé un mois plus tard. Et quand Dell a annoncé en février des offres exclusives à Twitter, le nombre de ses followers est passé de 8000 à 500.000 en l’espace d’un petit trimestre.
• En janvier 2009, Bank of America a lancé son Twitter BofA_Help pour fournir à ses clients une autre façon d’obtenir de l’aide. Twitter, où l’outil ultime du service au client. Vivant, instantané, communautaire, et ouvert. Seulement quelques milliers de followers, mais une belle réinvention pour ce secteur bancaire jusque là si traditionnel et formel.
• Souplantation, une chaine de restaurant américaine a lancé un concours sur son Twitter@souplantation. Un quizz posté chaque jour demandant de partager un détail sur un fruit ou un légume ( !) en échange d’un menu gratuit. Les followers ont été multiplié par dix en l’espace de quatre mois.
• Adobe utilise Twitter pour promouvoir ses études en ligne, la compagnie aérienne SouthwestAir communique ses infos sur l’état du trafic aérien, Dunkin’ Donuts offre des cafés gratuits à ceux qui sont dans le quartier, l’œuvre de charité canadienne 12for12KCharity a réunit 32.000 dollars via twitter en trois mois… et en France Renault a lancé un fil Twitter à l’occasion du Mondial de l’Automobile…
• Selon une étude réalisée en avril, sur seulement 3 jours, les trois marques les plus mentionnées sur Twitter son Starbucks (3,37 millions !), Google (1,01million) et la BBC (703.000). Les deux autres suivantes n’ont pourtant pas de fil Twitter. De qui s’agit-l ? Apple (arrh, l’attraction de la marque) et AIG (aarhh, le scandale financier) !
• Un contrexemple notoire : Exxon Mobil a subit un détournement de marque. Un individu s’est tout simplement inscrit à son nom et à commencé à diffuser de fausses informations corporate…
Quelques tips marketing
• Créez tout de suite le compte twitter de votre marque pour que personne ne vous la pique…
• Ne confondez pas avec de la pub. Discutez.
• Identifiez vos audiences potentielles : faites une simple recherche sur votre marque dans Twitter, mais aussi sur quelques mots clés qui correspondent à votre univers
• Trouvez des ressources : le fil est très vite chronophage et doit être mesuré quant à sa contribution à votre business
• Innovez. Laissez-vous inspirer. Testez. Bref, retrouvez vos basiques marketing sur ce nouveau media.
Alors, on s’y retrouve ? http://twitter.com/sophiecallies
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Le cabinet McKinsey vient de publier les résultats d’une enquête* réalisée en janvier 2009 auprès de plus de 500 dirigeants de tous horizons portant sur les mesures marketing, la façon dont les budgets sont établis et les changements en la matière liés à la crise. Les chiffres sont édifiants. Et montrent une nouvelle fois à quel point la transparence ne fait pas partie du vocabulaire marketing. Plus d’un tiers des interviewés ne benchmarkent pas leurs investissements par rapport à leurs concurrents. Une faible minorité utilise un modèle quantitatif pour évaluer leurs campagnes et établir des projections futures. Et les 2/3 avouent ne faire aucun lien entre performance marketing et résultats financiers.
La différence entre le B2B et le B2C
Pas de surprise, les entreprises du secteur B2C sont deux fois plus nombreuses que celles du B2B à disposer de métriques marketing standardisés. Orientées consommateurs par nature, elles ont également l’avantage de disposer de beaucoup plus de données, des piges publicitaires aux panels et autres études de marché. Intervenant presque toujours dans des environnements B2B, je suis pourtant surprise de voir à quel point ces entreprises, sous prétexte que toutes les données ne sont pas accessibles, ont si peu établi de bonnes pratiques en la matière. Alors qu’il y en a. Les analytiques sont aussi puissants. Les CRM* regorgent d’informations. Les systèmes de gestion de campagnes ont fait leurs preuves. Les sites web des concurrents affichent clairement leurs stratégies et tactiques marketing. Et les solutions de MRM* sont là pour les aider à gérer leurs budgets et à rationnaliser leurs ressources. Il suffit seulement de s’y mettre. Et d’adopter une démarche structurée qui commence par un rapide audit de l’état des connaissances, une définition des priorités et la recherche de la meilleure approche pour récolter ces informations manquantes.
Le budget marketing, peut vraiment mieux faire !
Beaucoup de dirigeants constatent encore qu’ils ont une vue incomplète de leurs investissements et des allocations de ressources marketing au sein de leur entreprise. L’effet silo perdure. Comment font-ils pour prendre des décisions alors ? Surtout quand il s’agit de réduire les coûts ? La plupart des budgets reste définie en fonction de l’historique des allocations, sans vraiment prendre en compte les résultats des actions passées, ni faire de projections quantitatives. Vont-ils comprendre que cette crise change la donne ? Et que les recettes d’hier ne vont probablement pas faire les succès de demain ?
Bonne nouvelle, moins de la moitié disent couper leur budget marketing
Là c’est vraiment la surprise. Une contradiction totale avec ce qu’on lit, entend, constate ou anticipe aujourd’hui. Et devinez quoi ? Les entreprises qui continuent à investir, voire qui augmentent leurs budgets sont celles qui 1/ sont le plus orientées clients ou consommateurs et 2/ ont mis en place les analytiques « across the board » comme ils disent avec une fine compréhension des allocations de ressources et les moyens d’ajuster en permanence leurs actions en fonction des résultats. YES !!! Une nouvelle preuve qu’un bon management de la performance marketing sait démontrer la contribution du marketing à la création de valeur.
* Measuring Marketing: McKinsey Global Survey
* CRM : Customer Relationship Management. En français : gestion de la relation client.
* MRM : Marketing Resources Management. Voir mon billet publié ici : quelles-technos-pour-optimiser-vos-operations-marketing?


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